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Nouvelles juridiques

Procès semaine du 2 au 4 avril 2008
(lundi 7 avril 2008)

Une semaine d’audience des parties civiles (ayant Me FAU comme avocat). Beaucoup d’émotions et de désarroi.

Un témoignage encore de la famille RIOU qui avait témoigné dès le deuxième jour du procès à la demande de M Job, donc on attendait ce qui est arrivé, un témoignage à la limite du supportable en faveur de Job (les personnes présentes de la MCJ HCC sont sorties d’un commun accord de la salle au ¾ du témoignage…)

Le témoignage de J. Goerrian, uniquement sur son fils, pendant 1h ½, trop, trop long d’après tout le monde.

Le témoignage de M Honnet, vivant au Canada, et rappelant que les pays Anglo-saxons attendent le jugement avec impatience, pour connaître l’état de la justice française.

En fait, encore 3 audiences difficiles à vivre


Journée du 02/04/2008

Besançon, Jean Rémi………………page 265 ordonnance de renvoi.

Témoin Besançon : je suis la sœur aînée de Jean Rémi, je rejoins les propos de l’expert. J’ai 6 ans de plus que mon frère. Il a été traité à l’âge de 5 ans, La contrainte de ce traitement sur des jeunes enfants était dure (peur, angoisse). Ma mère avait posé la question sur les risques, elle n’a pas eu de réponse de la part des médecins, ceux-ci étant tout puissant. En 1992, ma mère très inquiète a écrit à France hypophyse et au ministre de l’époque. Elle se disait très inquiète suite à l’annonce de décès en France. Elle n’avait pas d’info de la part des médecins. Elle a eu des nouvelles rassurantes de la part des autorités. Mon frère était un passionné, en janvier 2002, les premiers troubles sont apparus, ma mère croyait même qu’il buvait. Il a subi des tas d’examens, nous avons essayé de le protéger. Il a eu la force morale malgré beaucoup de souffrance. Il est mort en juin 2003. Ce qui m’importe aujourd’hui c’est d’avoir des réponses et que les gens soient jugés par rapport à ce qu’ils ont pu commettre.

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Goérrian, Eric……………………page 182 ordonnance de renvoi.

Jeanne : Je suis la mère d’Eric, j’interviens ce matin en tant que maman et non pas comme présidente de l’AVHC. Il y a quelques erreurs dans l’ordonnance de renvoi. Mon fils a eu ce déficit du à une tumeur cérébrale. Il n’a jamais eu de chimiothérapie. Dormont faisait partie du premier rapport d’expertise, il s’est désolidarisé des autres experts en produisant son propre rapport, n’excluant pas mon fils de la MCJ. A la naissance une puéricultrice l’a laissé tomber au sol, il a eu un choc à la tête. Jusqu’à 10 ans tout allait bien. Puis il a commencé à ne plus grandir ni grossir. Il a été hospitalisé pour des examens très longs et très douloureux. Il hurlait pendant sa ponction de mœlle osseuse. Ce traitement je l’ai voulu pour Eric, je ne le conteste pas aujourd’hui. C’est la façon dont il a été fait. C’était un traitement normal, on faisait confiance, on n’est pas ici pour juger le corps médical, je reconnais qu’on a eu des médecins fabuleux.

En 1983, il a commencé son traitement, il a eu une psychothérapie, il n’allait pas bien. On lui a fait un scanner pour nous rassurer, comme à dit le médecin. Il a été hospitalisé d’urgence, Il avait en fait une tumeur cérébrale. N’étant pas procédurier, on n’a pas porté plainte à l’époque. Sa tumeur était la cause de son arrêt de croissance. Il a été opéré de cette tumeur en avril 1984. On a été rassuré par cette opération, il a repris ensuite son traitement à l’hormone de croissance après son traitement. Il acceptait le traitement puisqu’il grandissait. Je ne veux pas remettre en causse ici ce traitement. Il a repris ensuite ces études, il était brillant, je ne dis pas cela parce c’était mon fils. Il a reprit une vie normale.

Puis en 91, il a eu une crise d’épilepsie. En février 92, au journal de 20h00 on apprend les décès français. Le professeur qui soignait Eric m’a expliqué la MCJ. Il m’a dit que mon fils était sur la liste à risques, des enfants contaminés. On a essayé de cacher cela à notre fils. Progressivement les troubles sont arrivés.

Mme Goerrian raconte le parcours médical complet de son fils Eric, l’acharnement de sa fin de vie. On a vécu des horreurs, il est mort le 30/03/94.

On l’a retrouvé à la morgue dans un tiroir. Il avait la tête bandée car on lui avait fait une autopsie. On nous avait volé sa vie, on nous a volé aussi sa mort. Après cette autopsie, on nous a dit qu’en fait il n’était pas mort de la MCJ, mais d’une récidive tumorale. Quelle mère peut accepter cela ? J’ai appelé le juge d’instruction, j’ai porte plainte. Je ne voulais pas rester devant cette mort obscure. 5 experts ont été nommés par le juge d’instruction.

Mme Goerrian parle de cette expertise et du mépris dont elle a été victime. Elle a attendu des années durant, ses rencontres avec les médecins. Je me suis battue, j’ai eu le courage de me battre. Je ne le regrette pas. Cette expertise a dit que mon fils n’était pas mort de la MCJ. Je ne l’ai pas accepté. J’ai réussit à faire admettre une deuxième expertise hors de Paris. Cette contre expertise a conclu qu’Eric était bien décédé de la MCJ. Cette vérité on l’a eu au bout de 9 ans.

Audition de 09h45 à 11h15

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Meunier, Laurent…………………page 276 ordonnance de renvoi.

Stéphanie : Je suis l’épouse de Laurent Meunier. On s’est rencontrée en août 98, on s’est marié en 2000. Il était plein d’énergie et en pleine forme. On était heureux et on avait des projets (enfant, maison). Les symptômes sont arrivés, il était fatigué, avait des tremblements. On a du l’hospitalisé d’urgence à Lille et le diagnostic est tombé. Il a eu des tas d’examens qui se sont révélés négatifs. Mais le médecin nous a parlé de la MCJ. Il s’est battu contre la maladie. J’étais enceinte et mon mari allait mourir. Il grossissait énormément, les gens pensaient qu’il était ivre quand il titubait. 15 jours avant mon accouchement Brandel a confirme le diagnostic mortel. Il a assisté à mon accouchement, il était heureux d’être papa mais triste car il ne verrait pas grandir sa fille. Il avait beaucoup de douleur, je devais le laver. Il savait qu’il allait mourir, il a appelé son lit médicalisé le lit de la mort. Il avait des visions horribles, j’ai appelé l’AVHC et à mme Goerrian. Il a eu le traitement compassionnel au sulfate de Penthosan. Il est mort 2 jours avant ses 30 ans. Je fais des cauchemars et j’ai beaucoup d’angoisses, je souhaite que l’on reconnaisse les faites commises.

Michel : Je suis le père de Laurent. C’était note 6° enfants. Il a été chouchouté par les plus grands, il ne grandissait pas, nous avons consulté à Lille au CHRU. C’était le professeur Loeuille de Lille qui s’est occupé de lui. On nous a proposé un traitement pour le faire grandir.

Son estimation de taille est de 1,10/1,20 m. Nous ne pensions pas qu’il aurait eu un traitement mortel. Nous pensions que plus grand il pourrait choisir son métier. C’est en plein bonheur que la maladie l’a frappé. Il était directeur d’une boîte et allait être papa. Il a su de suite qu’il était dans les lots contaminés, il était sérieux, aimable maintenant il n’est plus là. Pourquoi ? Pour un travail mal fait, de l’incompétence professionnelle. En 2004, il a dit à sa sœur qu’il avait attrapé la maladie mais il ne voulait pas en parler pour pas nous faire de la peine.

M. Meunier fait voir au tribunal des photos de son fils notamment en fin de vie.

Je vous fais voir les photos de Laurent pour que vous voyez dans quel état il a finit. Je vous remercie de m’avoir laissé la parole.

Annick : Je suis maman de 3 enfants. Ils voulaient venir avec moi au procès. Nous avons été très touchés par la maladie de Laurent, il avait fait sa place dans la société mais la maladie est venue rafler tout ça.

Mes parents se sont sentis responsables des injections mortelles qu’ils lui ont faites. Ca a été dur pour la fratrie. On lui a enlevé tout espoir, il a baissé les bras et cessé de se battre. J’ai de la haine contre ces gens responsables. Il a été un cobaye lui et tous les autres. Il y a eu une dérive financière et on n’a pas écouté ceux qui mettaient en garde.

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Martin Fabrice…………………page 178 ordonnance de renvoi.

Milhyroux, Benjamin…………..page 272 ordonnance de renvoi

Fin de journée.

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Journée du 03 avril 2008.

Desfosse, Christophe…………………page 270 ordonnance de renvoi.

Desfosse : Je suis la maman de Christophe, Il s’était adapté à sa petite taille. A 9 ans, le médecin scolaire lui a dit " mais tu es un nain", il faisait 1 m et 14 kg, il a fondu en larmes. Le médecin scolaire a insisté pour que je fasse un bilan. Elle a même mis une annotation en rouge sur son carnet de santé. Christophe a eu un bilan en août 78. Un an après on a eu les résultats. Il mesurait 1, 06 m avec un âge osseux d’un enfant de 6 ans. A la fin de son traitement, il mesurait 1,62m. Il prendra ensuite 3 cm sans traitement. Sans cette menace qui m’a été faite de retirer mes enfants, il serait toujours parmi nous. Il était sportif, sa petite taille ne le gênait pas. En 1992 pendant son service militaire, il a entendu parler de la MCJ. En 1994, il a eu connaissances des décès français. Il nous a dit qu’il était foutu. Il a refusé d’aller travailler prétextant qu’il n’avait plus besoin d’aller travailler parce que tout était foutu pour lui. Le professeur Pierson nous a indiqué qu’il n’y avait pas de danger. En 1995, il rencontre sa femme et l’épouse en 2000. Il a eu un enfant. Puis il a été malade. Nous nous sommes installés chez lui pour le soigner. En 2003, il confiait à ma sœur qu’il allait mourir. Il manque à toute sa famille. Je vais laisser la place à sa femme.

Estelle : Je suis l’épouse de Christophe mort dans mes bras le 12/03/2005. On s’est marié en 2000, il rêvait d’un garçon son rêve a été exaucé en 2002, Alexis.

Nous étions aux anges mais il était inquiet de son traitement. Dans notre nouvelle maison, il a commencé à perdre l’équilibre. Il avait peur de la MCJ. On lui disait que c’était psychologique. Dans son travail, il a commencé à avoir des problèmes, il a du le quitter. Je regrette tout ce que j’ai pu lui dire, je le regrette aujourd’hui. Son état s’est aggravé. Je suis sûr qu’il savait mais qu’il ne voulait pas m’inquiéter. Il a été hospitalisé, et le neurologue m’a donné son diagnostic dans le couloir comme ça. J’étais sous le choc. Je me suis occupé de lui avec mes beaux-parents. J’ai fais des recherches sur internet pour savoir. A chaque bougie du gâteau d’anniversaire de notre fils, son papa s’approchait de la mort. Je l’ai gardé jusqu’au bout chez nous. On a du se battre contre la maladie mais aussi du côté administratif. C’est grâce à mme Goerrian que j’ai pu m’en sortir. On a rencontré M. Brandel de la cellule de référence de la MCJ, un homme froid qui nous a refusé le traitement compassionnel au sulfate de Penthosan. On a réussit tout de même à avoir ce traitement. Notre fils a souffert de l’état de son père. Christophe aussi souffrait de sa maladie, sa mort a été une délivrance pour lui mais aussi pour nous, qui malgré tout continuons à souffrir. J’explique à notre fils pourquoi son père est mort, à cause de médecins imbus de pouvoir ou d’argent. J’ai passé sa dernière nuit avec lui dans mes bras. Je lui ai dis au revoir, que j’étais près de lui, qu’il veille sur nous là haut. Une partie de moi est morte avec lui, j’ai du annoncer cela à notre fils. Il nous manque à tous. Mon cœur remplit d’amour est aujourd’hui remplit de colère. Eux, les responsables ont vu leurs enfants ou petits enfants grandir et nous pas. France hypophyse, Pasteur et la PCH ont sur la conscience la mort de 114 victimes, ils n’assument pas leurs responsabilités. J’espère que justice sera faite.

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Castaing, Jérôme………………….page 274 ordonnance de renvoi.

Parquet : A quel âge le déficit partiel pour le jeune Castaing ?

Billette :Je ne sais pas. D’après les documents, il a commencé son traitement à 14 ans.

Annie : Je suis la mère de Jérôme. Je suis la maman du petit Jérôme comme l’appelait ses amis. Il a eu une bonne scolarité. Nous n’étions pas très grands, on n’avait rien demandé. C’est sur la décision du médecin que l’on a consulté. Nous allions tous les 3 mois chercher ce poison à la pharmacie. Je ne comprends pas pourquoi il a été traité à 14 ans. Nous pensions être à l’abri de ce fléau. Il a commencé à avoir des soucis, nous avons donc consulté, son état s’est dégradé. Je suis maintenant orphelin de mon fils. Ca ne cicatrise pas. Loïs : Je suis le frère de Jérôme. Je ne parlerai pas de sa vie, non pas que je n’en aie pas envie, mais je n’y arrive pas. Mon frère croquait la vie. Aujourd’hui je pensais voir des gens effondrés, mais je ne trouve que des gens arrogants. Ils ont fait n’importe quoi dans les prélèvements, la collecte, la fabrication et la distribution. Mon fils aîné Hugo a très mal vécu la disparition de son parrain. Il a dit à sa maîtresse d’école que son parrain était mort empoisonné.

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Raisseguier, Rodolphe ………………page 263 ordonnance de renvoi.

Raisseguier : Je suis la maman de Rodolphe. Il a bien réagi à son traitement sous tous les plans (professionnel et familial). A 32 ans il a commencé à avoir des troubles. Il a été en fauteuil roulant. Toute la famille s’est occupée de lui. L’évolution de cette maladie est redoutable. Son père (neurologue) a culpabilisé beaucoup car il lui faisait ces injections. Je remercie l’AVHC et Mme Goerrian de m’avoir aidée, guidée, consolée. Il fallait supporter l’insupportable. Nous sommes brisés par la mort de notre fils, il est mort le jour de ses 35 ans.

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Godoye, Paul ………………..non répertorié dans l’ordonnance de renvoi

Violette : je suis la sœur unique de Paul. Il est né en 1974, c’était un battant. A 10 ans, il commençait son traitement, il mesurait 1, 09 m et il était malheureux. Tout le monde l’appelait "petit Paul" et cela ne lui plaisait pas. Il a paniqué pendant la recherche du diagnostic. Le traitement a très bien marché, il mesurait 1, 78m. En 1996, son premier fils est né, le second en 2001. Nous avons peur pour eux aujourd’hui. Cette maladie est très inconnue. Ils sont traités psychologiquement. Leur papa leur manque, ils ont le droit de savoir la vérité. Ils doivent grandir sans leur papa. Samuel parle aux étoiles considérant que son papa est l’étoile qui brille le plus. Ce sont ses fils qui l’aident à marcher quand cela n’allait plus. Jusqu’au bout, il a ignoré qu’il mourrait de la MCJ. Le médecin qui le soignait nous avait avisés qu’il s’agissait de la MCJ. 3 Mois horribles pour nous, il est mort le 09/06/2005. Depuis cette date, nous sommes morts avec lui. Merci à mme Goerrian de nous avoir aidé.

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Herault, Stéphane…………………. page 194 ordonnance de renvoi.

Marie José : Je suis la maman de Stéphane. 12 après sa mort, il est très dur d’être ici devant ce tribunal. Depuis plusieurs jours, les parents se succèdent à la barre, cela est très dur.

La maman parle de son fils et du traitement qu’il a reçu. Elle était prête à aller le chercher à l’étranger si nécessaire. Chez Job, je n’ai jamais rencontré la sœur psychologue. Je croyais à cette époque que les hypophyses provenaient de cadavres de personnes accidentées. A la fin du traitement, il mesurait 1, 60m. Job m’a dit qu’il ne savait pas si cela était dû au traitement ou de façon naturelle. Il travaillait dans la vie, il avait sa petite entreprise. Il a commencé à changer, il ne voulait plus travailler. Le 25/09/93, je lui ai rendu visite, il n’arrivait plus à marcher. Nous avions occulté le risque de 1992. Il est revenu chez nous, il a pris 17 kg en 3 mois. J’ai demandé un rendez-vous à St Vincent de Paul. Cela a été horrible, il a même voulu se suicider. Il a souffert moralement. Le professeur Agid a été affligé de voir Job à cette barre, mais jamais affligé de la souffrance de nos enfants. Je me souviens du luxe tapageur de son bureau, canapé de cuir, tableaux aux murs, alors que des bouteilles d’urine traînaient dans la chambre de mon fils. C’est moi qui me suis battue pour avoir ce traitement. Je ne sais pas comment on a pu tenir. Job est venu voir Stéphane. Il n’a pas répondu à toutes mes questions, m’indiquant que je pouvais porter plainte. Nous avons du fermer l’entreprise de Stéphane et solder son emprunt bancaire sur nos fonds propres soit 135.000 euros. Ils ont joué à l’apprenti sorcier, il n’y avait pas de capitaine dans le bateau. Vous avez détruit notre vie, c’est inqualifiable, monstrueux.

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Brocker, José ………………………..page 258 ordonnance de renvoi.

Brocker : Je suis la maman de José. En 1998, j’ai constaté que quelque chose n’allait pas chez mon fils, il perdait l’équilibre, se cognait partout, il voulait se suicider en voiture. Il a énormément grossi. Mon fils aîné n’a pas supporté la mort de José, il est mort un an après. Le traitement pour José a très bien marché. Il était ambulancier. Il a eu un accident dans son travail mais on ignorait la cause. C’est trop triste de parler. Le témoin quitte la barre en pleurs.

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Dulau, Florence……………………….page 258 ordonnance de renvoi.

René : Je suis le papa de Florence. Il présente des photos de sa fille au tribunal.

On a pris un coup sur la tête quand on a appris que les jeunes traités à l’hormone de croissance pouvaient mourir. Ensuite le papa parle de sa fille et des "grands" professeurs qui l’ont soigné. Je demande que la justice juge et condamne ce désastre.

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Honet, Arnaud……………………page 235 ordonnance de renvoi.

Joël : Je suis le père d’Arnaud, et je vis au Canada. Je tiens à dire que ce procès est complètement occulté à l’étranger. Il faut que cela se sache.

En 1973, Arnaud a été opéré d’un craniopharyngôme. Il a eu une croissance normale malgré qu’il n’ait plus d’hypophyse. En 1983, le docteur Schaison est intervenu auprès de Job pour que notre fils ait un traitement aux hormones de croissance. Arnaud était majeur, il n’a pas voulu nous accompagner au Canada. Il est resté chez ses grands-parents. Il a eu des hormones Kabi, Nordisk et France hypophyse. En 1998, il a du être hospitalisé à Paris. Schaison nous a demandé de prendre Arnaud chez nous à Montréal au Canada. Nous nous sommes aperçus du déclin de sa santé. J’ai voulu voir Agid à Paris. J’ai du écrire deux ou trois lettres acerbes à Agid qui ne voulait pas prendre Arnaud dans son service. J’estime qu’il est inadmissible et très cavalier qu’Agid m’est introduit dans une salle de cours, avec son staff avec lui, a dit à ce moment qu’il ne pouvait rien faire pour notre fils et que je pouvais retourner avec lui au Canada. Durée de la conversation 2/3 minutes. Une interne, une harpie m’a suivie m’avisant que je devais aviser Arnaud de sa maladie, une blondasse, 1, 60 m, 45 kg, 25/26 ans. Cette future dame se permettait de me dire, d’imposer sa volonté. Mon fils ne voulait pas la vérité. Mon fils n’a pas entendu ou j’espère qu’il n’a pas entendu notre dispute dans le couloir. Je lui ai dit qu’il était atteint d’une hépatite. Il s’en est contenté. Lors de notre retour, il a perdu complètement la vue à la gare de Lyon, puis cela est revenu. Nous sommes repartis au Canada tant bien que mal. Et là l’enfer a commencé. Après nous sommes revenus en France hospitalisant à domicile Arnaud, avec des gens extraordinaires. Transfert sanitaire de plus de 21 heures. Période très difficile. Il était dans le coma, qu’il n’a plus quitté jusqu’à sa mort. Je lui ai parlé à l’hôpital, j’ai essayé de le réconforter. Tandis que j’étais à l’hôpital, j’ai vu arriver un martien, tout de vert vêtu, avec gants, calotte, et masque. Il m’a dit les dangers que je risquais, moi qui cottoyait Arnaud depuis longtemps. Pourquoi le corps médical prenait de telles précautions, alors que les parents étaient laissés dans l’ignorance la plus complète ? C’est criminel d’agir de la sorte. C’est un anachronisme qui ne plaide pas pour le corps médical, je ne dis pas tout le corps médical mais un certain corps. A un moment j’ai eu un coup de fil du professeur Schaison, moi qui le trouvait si gentil, si affable, j’ai eu au téléphone un homme colérique, haineux. Il m’a insulté me disant qu’à cause de mon fils, sa carrière avait une tâche noire dans son dossier. C’est véridique monsieur le président. Où est l’humanisme ? L’écoute de ceux qui les entourent ? C’est une faillite d’un certain corps médical, ces choses ne devraient pas intervenir. Nous sommes à l’étranger depuis 21 ans, un professeur de Toulouse a été arrêté pour pratiques illégales d’interventions chirurgicales pour des histoires de prothèses je crois, l’affaire des irradiés de l’Est et de Toulouse également. C’est une faillite du système. Ici sur le banc de l’infamie se trouvent des personnes dignes, moi j’essaye de défendre mon fils. Ce qui est étonnant c’est qu’il n’y ait pas de jurés du peuple. C’est gens là n’ont pas d’humanisme, un ego surdimensionné. L’image de la France est importante, il ne faudrait pas que ce procès souille l’image de notre pays, qu’il finisse de façon inattendue. Je suis français et fier de l’être. Les médias anglo-saxons n’attendent qu’un faux pas de la France

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Vieu, Dominique……………………….page 170 ordonnance de renvoi.

Jeannine : Je suis la maman de Dominique. C’était le deuxième de mes 3 garçons. Le pédiatre s’est aperçu de son retard de taille. Il a eu un traitement par Rocchiccioli de Toulouse. Nous y sommes allés quand même mais à reculons, cela ne me plaisait pas ce traitement. Nous n’y étions pas favorables. On a consulté un autre pédiatre. Mon médecin traitant m’avait dit " si tu rentres là dedans, tu n’en sortiras pas". Nous sommes donc retournés chez Rocchiccioli. La taille prévue adulte était de 1, 20/1, 30m. Tous les trimestres je disais à Rocchiccioli que cela ne me plaisait pas. Il m’a même fait rencontrer un jeune adulte qui avait eu ce traitement avec succès. Quand Dominique a finit son traitement, il a sablé le champagne avec ses amis, il faisait 1, 62m. Rocchiccioli a même reconnu que le traitement avait marché moyennement. Il a commencé à travailler, il a fait une erreur dans son travail informatique, il a été renvoyé. Depuis 1992, je ne dors plus. Dès que j’ai su pour ces décès, j’ai su que mon fils risquait sa vie. Nous étions dans une anxiété terrible, il a voulu surmonter sa maladie. Il a été en fauteuil roulant, on l’a entouré, tout le monde, on la coucounné. Pour le reste les autres parents vous ont déjà dit tant de choses. Cela nous a tués. Je suis content qu’il y ait ce procès. Ces terribles de voir ces enfants, mourir par négligence.

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Ait Hocine, Farid……………………..page 163 ordonnance de renvoi.

Kamel : Je suis le frère de Farid. Il était le plus beau d’entres-nous. Je tiens à excuser mes parents qui ne sont pas là, c’est trop dur pour eux. Cela est dur d’entendre tous ces témoignages, ici dans votre tribunal. Aujourd’hui, cela fait 16 ans, on ne nous a rien dit. Je tiens à rendre hommage au courage de mes parents qui nous ont préservés. Ma mère a eu un courage hors du commun. Ma grand-mère est même venue d’Algérie en France pour soigner notre petit frère. Ma mère jusqu’au bout a cru qu’il pouvait guérir. Elle pensait que seul Dieu, pouvait l’aider. Suite à des négligences, il a été empoisonné lui et 110 autres victimes.

Le témoin lit ensuite un courrier du pédiatre.

J’ai beaucoup de choses à dire. Je n’ai aucune haine contre ces gens là, ils auraient trop d’importance. Ma sœur qui est derrière moi n’a pas la force de s’exprimer. Le témoin lit ensuite un long courrier de sa sœur qui parle de souffrance, d’agonie de son frère Farid, des images de malheur qui masquent celles du bonheur d’une fratrie soudée. Le courage surhumain des parents pour soigner Farid. C’était la 4ème victimes de l’hormone de croissance en France.

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Ensuite le tribunal se penche sur le cas de victimes. Pas de plainte déposée. Parents et famille absents.

Maillard, Florent……………………..page 226 ordonnance de renvoi

Gilioli, Stéphane……………………….page 180 ordonnance de renvoi

Ketan, Ismaël……………………………page 197 ordonnance de renvoi.

Riou, Philippe…………………………..page 166 ordonnance de renvoi.

Parents présents.

Jean Claude : Je suis le père de Philippe. Permettez-moi de vous remettre une lettre que je vais vous lire. J’éprouve un sentiment de révolte, mais je n’ai pas de haine contre les prévenus. Nous avons consulté divers médecins pour la petite taille de notre fils. Avec ce traitement il a bien grandi. En fin d’études d’ingénieur, ces premiers troubles sont apparus. Il a été hospitalisé à Lille, puis il est rentré chez nous. Nous avons été bien aidés par l’association Grandir. Elle a pensé les blessures psychologiques. M. Job pour moi est sincère. Dans cette affaire il a été exemplaire. Il n’a pas agi par goût de luxe, il faisait confiance aux autres. Je ne le considère pas comme le monstre comme certains l’ont décrit. Il a été profondément affecté par notre drame. J’attends avec sérénité le verdict de votre tribunal. ………….(no comment)

Mme Riou : Je ne veux pas décrire cette maladie terrible. Philippe a été malade lors de ses études à Lille. Il consultait régulièrement à St Vincent de Paul. Mme Jeannine Chicot aussi le voyait pour voir le devenir des enfants traités. En 1988, M. Job lors d ‘une hospitalisation m’a parlé comme un vieil homme à une personne plus jeune. Il m’a demandé d’arrêter de surprotéger Philippe, mais malgré tout de le surveiller. En 1985, lors de la réunion de Grandir, Job a été rassurant sur la fabrication des hormones françaises. En 1992, on a apprit pour les 10 premiers cas de décès en France. Mme Riou parle de cette réunion. Job et Dormont ont expliqué la MCJ. Explications claires et détaillées, informations utiles pour moi. A Lille, je l’ai fait hospitaliser car il conduisait très mal. Nathalie Hallain de Grandir m’a réconfortée beaucoup. M. Job a été catastrophé de savoir pour Philippe.

Mme Riou continue sur sa lancée vantant l’humanisme de M. Job devant le cas de son fils. Après avoir entendu tous ces parents s’exprimer à la barre sur le décès de leur enfant, de leur peine, nous ne pouvons en entendre plus de la part de Mme Riou et de son mari qui apparemment sont venus pour soutenir Job. D’un commun accord, les membres présents de la MCJ HCC quittent la salle.

Fin de journée.

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Journée du 04 avril 2008

Grégorz, Olivier………………………page 237 ordonnance de renvoi.

Sébastien : je suis le frère d’Olivier. C’est difficile de parler de suite après ce que l’on a entendu. Pour toute la famille, j’ai la haine. Je cherche mes mots. Voir quelqu’un partir comme cela, c’est dur. J’avais envie de le secouer, j’ai failli en venir aux poings avec lui, je croyais que c’était une dépression, l’alcool. Aujourd’hui je culpabilise de mon comportement. On ne pouvait plus parler. Ne restait plus que son regard. Il savait qu’il allait mourir. Il voulait que ces gens soient jugés, pour la connerie des hommes. Ils ont certainement fait des choses superbes dans leur vie, mais là je voudrais qu’ils payent, 5 ans avec sursis, une amende peut être ? Je voudrais être là chaque semaine mais ça n’est pas possible. C’est du vrac ce que je vous dis. Il avait besoin de ce traitement, le problème n’est pas là. On a fait le réveillon de l’an 2000 à attendre la mort de mon frère, c’est trop dur.

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Jolivet, Emmanuel……………………….page 245 ordonnance de renvoi.

Michèle : Je suis la maman d’Emmanuel. Pour notre plus grand bonheur il est né le 30/04/1971, pour notre plus grand malheur il est mort le 18/07/2000. Il était petit et cela le gênait notamment dans le sport. En 1981, nous avons pris rendez-vous avec Job, il n’avait pas besoin de traitement, Job n’avait aucune gentillesse envers les enfants et les parents angoissés. Notre fils a été montré presque nu devant un pontife et des carabins derrière. En 1983, sa taille évoluait à peu près normalement. En 84, Job a diagnostiqué un déficit partiel, il nous a dit qu’il était tout puissant et pouvait nous avoir ce traitement miracle. Il était selon ses dires le soleil et la lune. Traitement fastidieux pour un enfant que je devais menacer pour faire ses piqûres. En 1985, Job nous informe des cas américains mais sans nous parler de la MCJ. Il nous a fait signer une note pour continuer le traitement. Nous avons signé en fait la condamnation à mort de notre fils. En 86, il nous annonce froidement, c’est un échec total, Emmanuel aurait grandi sans hormone. Il mesurait 1, 69m. Il ne souffrait nullement de sa taille. Il était aimé de tous. Si nous avions su savourer les petits bonheurs quotidiens. En 1999, la descente aux enfers commence, j’avais des craintes sur la MCJ. Nous n’avons eu aucun soutien de la cellule de Brandel. Le seul soutien est venu de la famille Goérrian. Agid n’est jamais venu voir mon fils alors qu’il était dans son service. 3 mois après il nous quittait. Que de douleur pour lui et pour nous ! Nous lui laissions l’espoir qu’il surmonterait cette épreuve. Le 30 avril nous lui avons souhaité son dernier anniversaire. , Il avait 28 ans et non pas 85 ou 86. Nous ne pourrons jamais oublier le 18/07/2000. Il est au plus mal, anxieux. Nous savions que la fin était proche, le son du monitoring des pompiers qui s’amenuise de plus en plus. Pourquoi M. Job n’a pas tenu aucun compte des alertes de Montagnier ? Pourquoi Mugnier s’est-elle si peu intéressée à la collecte ? Vivre sans jamais plus compter sur cette joie familiale. La perte d’un enfant est toujours une injustice mais intolérable quand des médecins y sont pour quelque chose. Je n’accepterai jamais, jamais le pardon de Job, de vous tous.

Alain : je suis le père d’Emmanuel. Je n’ai ni haine ni ne veux de vengeance, cela avilit l’homme. Mon épouse vous a expliqué Emmanuel. Ignorance vous disent les prévenus, je dirai irresponsabilité dans la collecte, dans le protocole, dans la fabrication. Ignorance ou insondable orgueil. Lit une partie du serment d’Hippocrate.

Témoignage complet et émouvant.

Tribunal : Ce qui a motivé pour le cas du jeune Jolivet, la prise d’hormones ?

Job : si je reviens en arrière du début aux années 90, je pense que mon esprit et celui de mes collègues en complète collégialité, c’était la possibilité de faire mieux. C’est l’âme de la profession. J’ai conservé des traces des examens du jeune Jolivet. Je ne peux rien dire de plus, je revendique le soin de la prescription.

Tribunal : Après l’alerte de 85 aux USA, vous êtes vous posé la question des cas non indispensables ?

Job : J’ai donné ces explications à la famille Jolivet.

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Pouzin, Sophie……non inscrite dans l’ordonnance de renvoi initiale mais inscrite dans l’ordonnance de jonction procédure des jeunes à risques page 4

Pouzin : Je suis la maman de Sophie. C’est ma fille qui me donne du courage de témoigner. Elle avait un déficit total suite à un craniopharyngiome. Elle a eu des hormones étrangères, sauf une fois suite à une rupture, elle a eu 39 ampoules de France hypophyse. C’était la mort que nous sommes allés chercher à la pharmacie. En 1992, elle m’a demandé si ses ampoules étaient contaminées, nous l’avons laissé dans l’ignorance. J’ai toujours cru au corps médical, mais pour notre malheur. Elle n’allait pas bien. La maman parle du calvaire de sa fille, des nombreuses hospitalisations, sa descente aux enfers. Nous avons été dupés par tous ces médecins. Grâce à Jeannette Goérrian, nous avons pu faire face. Ils ont aussi tué ma fille deux fois comme le fils Eric de Jeannette. Ma fille est morte de 39 ampoules empoisonnées, 39. La douleur ne s’atténuera jamais, c’était ma fille unique. J’espère qu’il y aura une vraie justice, merci.

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Valléjo, Frédéric………………………page 249 ordonnance de renvoi.

Madelaine : Il est né en 1974, tout allait bien. Il était petit mais rien d’alarmant. C’est son instituteur qui m’a fait voir la différence avec petit copain Je ne voulais pas passer pour une mère indigne, j’ai consulté un pédiatre et ensuite à Toulouse. Il a eu son traitement en hormone. Il a fait des études commerciales bac+5, masters à l’étranger. Il mesurait 1, 83m. Puis son état s’est dégradé, on parlait dépression. Ses collègues de travail se posaient des questions. J’ai appelé l’AVHC/ Mme Goerrian nous a écouté et nous a guidé vers un neurologue. On a consulté Brandel, pas de résultat. La descente aux enfers a continué. Témoin raconte la vie de son fils, de son calvaire. Notre volonté a été de le protéger. Mme Goerrian nous a bien aidés. Il savait ce qu’il avait mais n’en a jamais parlé.

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Rampnoux, Gilles…………………. page 242 ordonnance de renvoi.

Serge : je suis le père de Gilles. J’ai de la haine comparé à M. Jolivet. Il a été mon fils unique, on avait une complicité formidable comme un père et son enfant. Il croquait la vie à pleines dents. On ne sait pas aujourd’hui si sa descendance n’a pas de risques.

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Luis, Stéphane……………………. page 267 ordonnance de renvoi.

Luis : je suis la maman de Stéphane. Mon fils était ma joie de vivre, Pourquoi lui avoir fait cela ?

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Eydoux, Christophe………………page 165 ordonnance de renvoi.

Roland : je suis le père de Christophe. Il est né avec une malformation cardiaque. Son traitement a été mis en route à 15 ans, traitement non probant, taille finale à 1, 60m. En 1991, il a été embauché par la marie de Marseille. On n’a jamais oublié ce regard qui nous demandait de mettre fin à ses jours.

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Postel, David……………………….page 259 ordonnance de renvoi.

Hélène : Je suis la maman. C’était un enfant très brillant, il a fait son école de commerce à Rennes. C’est Lecornu qui l’a traité. Il est tombé malade très vite. Je l’ai gardé chez moi. Un médecin m’a dit « pourquoi le soigner, de toute façon il va mourir. » Il mesurait à sa mort 1, 70m. C’était un grand sportif, c’est triste de perdre son fils unique.

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Frérard, Raphaël………………………page 269 ordonnance de renvoi.

Annie : je suis la maman. Mon fils était handicapé à 80%. Durant sa courte vie il a été très courageux. Je ne répèterais pas ce que les familles ont dit. Même symptômes, même fin horrible. Conscient jusqu’au bout. On a tout fait pour le rendre heureux jusqu’au bout. Je remercie de tout cœur Mme Goerrian. Ce fut une dure épreuve pour tous ceux qui ont perdu quelqu’un.

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Vilaysith, Fidel…………n ‘est pas dans l’ordonnance de renvoi. Né le 01/06/1973, décédé le 24/1/2006.

Thierry : je suis le frère de Fidel. J’ai entendu beaucoup de souffrance ici. Je voudrais apporter ma petite contribution à mes aînés et à mes cadets. Il faut souhaiter la souffrance et la rancœur, mon frère a assuré sa sentence, les coupables doivent l’assumer également. Il a pris 2 cm sur 6 ans de traitement. Il a finit à 1, 39m. Beaucoup d’amis mais pas de petite amie. Bonne scolarité. Professionnellement il travaillait pour EDF. Pendant sa maladie, on n’a eu aucun soutien ni moral, ni matériel, ni logistique. Il est allé dans un centre palliatif pour une semaine. Témoin passe des photos de son frère. Ensuite de son micro portable apporté à la barre, il lit un monologue de celui-ci.

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Lecture de rapport d’expertises de victimes dont les familles n’ont pas porté plainte.

Albert, Emmanuelle……………..page 167 ordonnance de renvoi

Bardochan, Rudy…………………page 190 ordonnance de renvoi

Grangier, Emmanuelle……………page 229 ordonnance de renvoi.

Delamarre, Lucien………………..page 268 ordonnance de renvoi.

Fachin, Pascale……………………page 251 ordonnance de renvoi (plainte famille au civil, tribunal de Montpellier)

Perroche, Sylvain…………………. page187 ordonnance de renvoi.

Rebout, Patrick………………………page 175 ordonnance de renvoi.

Ribeiro, Karine………………………page 230 ordonnance de renvoi.

Fin de journée. 18h10.

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